Lena Dunham est de retour. Sept ans après la fin de Girls, la créatrice new-yorkaise signe une série inédite sur Netflix, intitulée Too Much, disponible dès le 10 juillet. Une comédie romantique à l’humour grinçant, aux accents british, et au ton délicieusement mélancolique, dans laquelle elle questionne, une fois encore, ce que signifie aimer, désirer — et se réparer — à l’ère post-pandémie.
Une comédie romantique qui n’en fait pas trop
Dans Too Much, on suit Jessica, une trentenaire américaine fraîchement larguée, qui quitte New York pour Londres dans l’espoir de se reconstruire. Là-bas, elle fait la rencontre de Felix, un musicien londonien aussi charmant que paumé. Très vite, une relation naît entre ces deux âmes cabossées, mais leurs visions de la vie, de l’amour et de l’engagement ne semblent pas tout à fait alignées.
Le pitch pourrait sembler classique, mais la série évite habilement les clichés de la rom-com : pas de grandes déclarations sous la pluie ou de courses vers l’aéroport. À la place, Too Much propose un portrait doux-amer, drôle et introspectif d’une génération en quête de repères.
Lena Dunham, une plume toujours aussi incisive
Connue pour avoir bouleversé la série télé avec Girls (HBO), Lena Dunham retrouve ici sa zone de confort : des personnages faillibles, un humour acide, des relations compliquées, et un regard aiguisé sur les travers de la vie contemporaine. Mais Too Much marque aussi une forme de maturité : la colère des débuts cède le pas à la tendresse, la série se fait plus contemplative, sans jamais devenir tiède.
Côté casting, c’est l’actrice britannique Megan Stalter (connue pour Hacks) qui incarne Jessica avec une fraîcheur touchante, face à Will Sharpe (The White Lotus, Giri/Haji), qui prête ses traits au mystérieux Felix. Ensemble, ils forment un duo à la fois improbable et parfaitement crédible, entre choc culturel et alchimie fragile.
Une série post-Covid sur les amours post-tout
Décrite par Dunham comme « une romance entre deux personnes brisées dans un monde en reconstruction », Too Much est profondément ancrée dans notre époque. Le poids de la pandémie, les désillusions affectives, les tentatives de réinvention — tout y est, sans pathos mais avec justesse.
La série se distingue aussi par son atmosphère hybride, entre l’énergie nerveuse de New York et la mélancolie feutrée de Londres. Les deux villes deviennent à leur manière des personnages secondaires, incarnant les contrastes qui tiraillent les héros.
Un retour réussi pour Lena Dunham
Avec Too Much, Lena Dunham prouve qu’elle n’a rien perdu de son talent pour capturer les ambiguïtés des émotions contemporaines. Sans jamais chercher à plaire à tout prix, elle signe une œuvre personnelle, imparfaite et sincère, qui parlera à quiconque a déjà tenté d’aimer — et de se réparer — dans un monde un peu trop bruyant.
À voir dès le 10 juillet sur Netflix, pour ceux qui aiment les histoires d’amour… un peu trop humaines.