La nouvelle production originale Disney+, a ouvert en avant-première le 27ème Festival de la Fiction de La Rochelle ce 16 septembre. L’équipe de la série était présente pour cette soirée d’ouverture qui a réuni festivaliers et membres du jury. Le public a réservé un accueil très enthousiaste à cette projection, saluant une série intense, sensible et profondément humaine.
L’histoire
Les Disparues de la Gare est inspiré d’un fait divers, une enquête hors norme qui s’est étendue sur plus de vingt ans, jalonnée d’obstacles, de fausses pistes, de rebondissements et de révélations tardives. L’arrivée de l’ADN, la redécouverte d’archives oubliées, l’apparition de nouveaux témoins et des obstacles administratifs inattendus ont profondément marqué le cours de l’investigation.
Mais au-delà du polar haletant, la série affirme un regard empathique, se concentrant sur celles et ceux qui cherchent, espèrent et refusent de tourner la page.
Au cœur du récit, une héroïne, une flic brillante et solitaire, incarnée avec magnétisme par Camille Razat affronte un système encore dominé par les hommes.
À ses côtés, Mélanie Doutey joue une mère bouleversante en quête de vérité. Patrick Timsit, saisissant dans un rôle à contre-emploi, et Hugo Becker, à la fois trouble et précis, complètent ce casting remarquable.
Les disparues de la gare
Entre 1995 et 2001, dans le Sud de la France, une adolescente disparaît et trois jeunes femmes sont assassinées dans le quartier de la gare de Perpignan. Leurs visages s’affichent dans les journaux. Elles deviennent « Les Disparues de la gare ». Flore Robin, jeune enquêtrice, fait ses premiers pas dans la police le jour même où une première victime est retrouvée. Elle devra faire équipe avec le capitaine de police Franck Vidal et son mentor Félix Sabueso. En parallèle, la mère de la première disparue poursuit l’espoir de retrouver sa fille. 20 ans d’une enquête hors normes, inspirée d’une histoire vraie.
Gaëlle Bellan – Créatrice de la série
« J’avais 19 ans en 1999 et je ressemblais au profil des disparues de la gare de Perpignan. Sans savoir que ces crimes avaient lieu, j’ai dormi devant cette même gare après avoir raté une correspondance de train.
J’ai réalisé des années plus tard que j’aurais pu être l’une de ces victimes, et que Tatiana Andujar, la première disparue, avait fréquenté le même lycée parisien que moi. Elle était même amie avec la sœur d’une de mes meilleures amies.
Cette proximité troublante m’a bouleversée. J’ai rencontré la famille Andujar et me suis inspirée de leur force, de leur résilience et de leur générosité à partager leur histoire.
« Les Disparues de la gare » évoque la violence systémique faite aux femmes dans toutes ses expressions : de la violence bestiale à celle, plus sournoise, qui s’immisce dans les relations de travail, amoureuses, les échanges du quotidien. Cette violence qui semble moins « grave » est pourtant le terreau de son expression la plus violente.
À travers Flore, une jeune lieutenante qui résout partiellement cette affaire vingt ans plus tard, j’ai voulu questionner nos réflexes face à la violence faite aux femmes. Quand un collègue lui dit que la victime se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, Flore lui rétorque que c’est plutôt l’agresseur qui n’avait rien à faire là.
Cette série, c’est ma façon de dire que la peur que nous portons toutes n’est pas normale. C’est aux hommes d’arrêter de tuer, pas aux femmes d’arrêter de vivre »
« Les Disparues de la Gare » disponible le 8 octobre sur Disney+