Sorti pour la Noël en 2024, le remake « Nosferatu » a débarqué sur Netflix. Un film mordant mais qui peut faire grincer les dents.
De quoi ça parle ?
Au 19e siècle, Thomas Hutter, accepte de quitter son Allemagne et sa compagne Ellen pour se rendre dans les montagnes des Carpates pour aller rencontrer le comte Orlok. Le jeune homme doit lui vendre une maison décrépite de la ville. Mais tout ne pas va se passer comme prévu…
Nosferatu ou Dracula ? Avant toute de chose, petit contexte. En 1922, Friedrich Murnau veut adapter “Dracula” de Bram Stoker. Mais faute de droits, il modifie le nom et le lieu pour pouvoir réaliser son film. Le mythe Nosferatu est né. Plus d’un siècle plus tard, Robert Eggers en propose une nouvelle version de ce chef-d’œuvre gothique avec un casting cinq étoiles. Pari insensé ou réussi ?
L’histoire de Dracula (ou de sa version sans droits) est connu de tous et toutes. Mais Robert Eggers va propose ici quelque chose d’inédit et de novateur. Le protagoniste n’est pas un homme : mais une femme. Ellen incarnée ici par Lily-Rose Depp est le personnage majeur de ce long-métrage. Dès le début, le réalisateur fait comprendre qu’Ellen est le moteur de l’action. Elle joue ainsi un rôle d’émancipation féminin, ballottée entre désir et pouvoir. Envoutante, inquiétante et ambivalente, Lily-Rose Depp crève l’écran comme jamais. A tel point que Nicholas Hoult (Thomas Hutter) en devient par moment inutile.
Le soin de l’esthétisme
Toutefois, « Nosferatu » n’est pas exempt de tout défaut. Bill Skarsgård qui incarne ici le comte Orlok est aussi étrange que sombre. Son « physique » est critiquable, tout comme certains chois scénaristiques assez prévisibles. Mais Robert Eggers a le soin de l’esthétisme, du gore et du macabre.
« Nosferatu » version 2024 divise et divisera. A voir sur Netflix.