S’il y a bien un genre qui peut vite faire très « cheap » à l’écran, c’est bien la science-fiction. Certes, on peut faire des choses très bien avec peu de moyens mais si la direction artistique n’est pas au top, il est facile de ne pas croire au résultat. Alors, quand Netflix se met au genre avec Anthony Mackie ou encore Michael Kelly au casting, on est curieux de voir ce que ça donne. En effet, on le sait, ils se donnent les moyens de leurs ambitions. Le résultat : OUTSIDE THE WIRE (ou ZONE HOSTILE en français).

Le pitch

Dans le futur, un pilote de drone est déployé dans une zone militarisée meurtrière où il va travailler pour un officier androïde chargé d’empêcher une attaque nucléaire.

AI : Intelligence Artificielle

La thématique de l’intelligence artificielle est une source inépuisable. Les machines au services des humains, les machines qui essaient de s’affranchir des humains, les machines qui tentent de prendre le pouvoir. Un grand classique donc. Le tout, c’est de le traiter de la bonne manière. Soit en essayant de ne pas faire une redite, soit en apportant un minimum de bonnes idées. Tant que le rendu final obtient le minimum syndical, ça peut passer. Ici, les habitués du genre verront vite où le réalisateur veut emmener les spectateurs mais, il y a malgré tout la possibilité d’être surpris.

A lire aussi:
Thunder Force : les femmes prennent les commandes

Verdict

La direction artistique va un peu au-delà du nécessaire, l’ensemble ne fait donc pas film fauché. L’histoire parvient à surprendre quelque peu et le casting fait plutôt du bon boulot. Mention spéciale à la révélation Damson Idris, comédien relativement inconnu aperçu récemment dans la série SNOWFALL ou encore dans THE COMMUTER avec Liam Neeson.

En résumé, OUTSIDE THE WIRE n’est pas encore LE grand film de SF de Netflix, il faudra encore un patienter quelque peu pour cela mais, en attendant, ça fait le boulot pour une bonne soirée pizza/télé.

Dans la même catégorie