Depuis 1999, Alexandre Aja a pu se faire un nom dans le monde du cinéma mais c’est surtout à partir de 2003 et la sortie de HAUTE TENSION puis en 2006 et son remake de LA COLLINE A DES YEUX qu’il s’est révélé au monde entier. Depuis, il s’est définitivement placé en valeur sûre du cinéma de genre mondial.

Deux ans après CRAWL, voici qu’il revient avec une collaboration avec Netflix cette fois. Il s’agit d’OXYGÈNE, un huis-clos avec Mélanie Laurent dans le rôle principal.

Le pitch

Une jeune femme se réveille seule dans une unité cryogénique. Elle ne sait plus qui elle est, ni comment elle a pu finir enfermée dans une capsule de la taille d’un cercueil. Tandis qu’elle commence à manquer d’oxygène, elle va devoir recomposer les éléments de sa mémoire pour sortir de ce cauchemar.

Afin de respecter la demande de Netflix de ne pas révéler certains élements de l’intrigue (ce qui est du bon sens tout simplement), on ne va pas trop s’étendre sur l’histoire. Sachez tout de même que le huis-clos est un exercice difficile à exécuter. Il faut suffisamment de rebondissements et d’éléments afin de maintenir l’intérêt des spectateurs. C’est pourquoi ce sont des films qui sont généralement plus courts. Pourtant, Aja va jusqu’à l’heure 40 sans aucun problème, preuve que la qualité est présente.

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Un duo improbable

Si le film tient sur la durée, c’est donc grâce à l’histoire évidemment mais aussi et surtout grâce aux comédiens. Car oui, si Mélanie Laurent est seule et au top, accompagnée par la voix de Mathieu Amalric, qui fait la voix du système de la capsule. Ce duo, improbable dans un film de genre, fonctionne du tonnerre et OXYGÈNE n’aurait pas un tel résultat sans eux. On peut parler de franche réussite pour ce huis-clos très efficace, pas avare en surprises et rebondissements. C’est bien ficelé, haletant et cela fait plaisir de voir des films de genre de ce calibre sur la plateforme.

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