En novembre, les jours raccourcissent, mais surtout, les soirées s’allongent — et on le ressent. Tandis qu’il fait nuit de plus en plus tôt dehors, on cherche à l’intérieur un peu de lumière, de chaleur et de compagnie, souvent à travers un écran. Heureusement, les films et les séries sont là pour apporter une touche de couleur à ces longues soirées d’hiver.
Et qui mieux que Joanne et Noah, du feuilleton Netflix « Nobody Wants This« (2024 – en cours), nommé aux Emmy Awards et créé par Erin Foster, pour illuminer nos salons ? La sortie récente de la saison 2 a propulsé la série dans le top 10 en un rien de temps, et bonne nouvelle : la saison 3 est déjà en production. Mais qu’est-ce qui rend cette série si différente de toutes les autres ?
Récapitulatif
Pour le comprendre, il faut revenir à la saison 1, où l’on fait la connaissance de Joanne (interprétée par Kristen Bell), une agnostique qui anime avec sa sœur Morgan (Justine Lupe) un podcast féministe à connotation sexuelle. Lors d’un dîner organisé par des amis communs, elle rencontre Noah (Adam Brody), un rabbin juif. Il ne leur faut que quelques mots pour que la chimie opère instantanément.
Au fil de la saison, le couple doit affronter les jugements et les préjugés de leur entourage, notamment de la famille de Noah, qui joue un rôle important. Avec des personnages secondaires comme Sasha (Timothy Simons) et sa femme Esther (Jacki Tohn), on entrevoit également d’autres dynamiques de couple.
La grande question de cette première saison est la suivante : Joanne et Noah peuvent-ils surmonter leurs obstacles ? C’est une interrogation classique dans les comédies romantiques, où les couples atypiques finissent souvent par triompher de leurs différences (spoiler alert). Mais là où les films s’arrêtent au “ils vécurent heureux”, les séries ont le luxe d’explorer ce qui vient après. C’est précisément ce que fait la saison 2.
Le réalisme de la vie quotidienne
La deuxième saison brise les codes du genre romantique pour nous plonger dans la réalité. Maintenant que Joanne et Noah envisagent sérieusement un avenir ensemble, ils doivent trouver un moyen d’unir leurs univers spirituels opposés. Très vite, une nouvelle question plane sur la saison : Joanne est-elle prête à se convertir ?
Parallèlement, d’autres intrigues se développent : Morgan cherche à construire une relation stable, tandis que le mariage de Sasha et Esther commence à se fissurer. Ces histoires parallèles explorent les différentes formes de l’amour, non pour donner une réponse unique, mais pour inviter le spectateur à réfléchir à ce que signifie réellement aimer.
La comédie comme miroir du réel
C’est ce réalisme qui donne toute sa profondeur à la série et la distingue des comédies romantiques classiques. « Nobody Wants This« n’utilise pas l’humour pour fuir la réalité, mais pour mieux la révéler. Grâce à des dialogues finement écrits, chaque scène sonne juste. Les personnages parlent, doutent, se heurtent — comme nous tous — sans punchlines forcées ni situations absurdes, mais à travers une succession de moments simples et sincères. N’est-ce pas, au fond, ce qu’est la vie ? Une suite de petits instants vrais ?
Une histoire d’amour inspirée de la réalité
Ce que beaucoup ignorent, c’est que « Nobody Wants This« s’inspire d’une histoire vraie. La série est basée sur la vie amoureuse de sa créatrice, Erin Foster. Son mari, Simon Tikhman, est également juif. Lors de leur premier rendez-vous, Simon lui a confié qu’il souhaitait se marier avec une femme juive. Erin, comme Joanne dans la série, a longuement réfléchi à la conversion… avant de finalement franchir le pas.
Aujourd’hui, Erin et Simon sont mariés et viennent d’accueillir leur premier enfant. Peut-être est-ce aussi la fin heureuse que la série nous réserve. En attendant, on guette avec impatience la sortie de la saison 3.