Cela peut démarrer par une blague qui pourrait sembler inoffensive et s’aggraver rapidement et puis, dans les pires des cas, se terminer par un drame. De trop nombreux drames ont eu lieu. Le cyber-harcèlement, les réalisatrices du documentaire en ont été victimes, sur les réseaux sociaux, Twitter en particulier. Le cyber-harcèlement est une problématique qui touche beaucoup de monde, hommes, femmes, trans etc mais celui qui intéresse particulièrement Myriam Leroy et Florence Hainaut, c’est celui qui touche les femmes.

Finalement dans #SalePute, le cyber-harcèlement n’est qu’un prisme car le vrai sujet, c’est la misogynie pure et simple. Si la façon de procéder est la même, peu importe la personne ciblée, le fond diffère clairement quand il s’agit de cyber-harcèlement touchant les femmes.

Les fléaux de la misogynie sont montrés aux travers de nombreux témoignages. Elles sont journalistes, députée, humoriste, streameuse, ou encore rescapée (surprenante apparition de Natascha Kampush dont le témoignage, effarant, va en interpeler plus d’un tant cela semble inimaginable). Toutes expriment ce que c’est que d’être une femme sur internet. L’objectif, pour ceux pour qui ce ne serait pas encore clair, et dieu sait qu’il y en a encore beaucoup trop, est de conscientiser, de montrer les différents types d’attaques et d’arrêter de banaliser cette violence.

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En effet, si le harcèlement dans la vie « réelle » est plus ou moins ancré dans l’esprit des gens, le cyber-harcèlement l’est beaucoup moins. Il suffit de « débrancher », de quitter les réseaux sociaux alors que le problème est bien plus grand.

Le constat est édifiant, implacable. Les conclusions terribles. Pour son propos, son combat, les victimes, connues et non connues, #SalePute est un reportage à ne pas manquer lors de cette semaine consacrée au harcèlement sur la RTBF.

C’est dès ce 12 mai sur La Une et à rattraper ensuite sur Auvio.

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