Une série sur le sport au féminin, avec un homme en pleine rédemption, créée par David E. Kelley (Ally Mc Beal, Boston Justice, The Undoing…) et avec John Stamos (Oncle Jesse de Fête à la maison)… sur papier, tous les ingrédients sont réunis pour une série à succès. Est-ce que la sauce prend pendant le pilote ? Notre avis !

Le pitch ?

Un entraîneur de basketball sur un campus universitaire se fait licencier. Il trouve un poste d’enseignant de sport dans une école secondaire privée réservée aux filles.

Verdict

Bon, on l’avoue tout de suite, il ne faut pas être devin pour imaginer la suite. D’abord réfractaire, Korn (le coach, interprété impeccablement par John Stamos) se rend compte, en apprenant à connaître les membres de l’équipe, qu’il a autant à apprendre d’elles qu’elles de lui.

Oui, pas de grande originalité donc au niveau scénaristique, néanmoins, on peut remarquer directement et dès le pilote une qualité d’exécution (comme toujours avec David E. Kelley), qui rend la série agréablement surprenante et plus riche qu’escomptée.

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De plus, le sport a le vent en poupe au petit écran. Il suffit de voir la popularité des documentaires – certes très réussis  – comme The Laste Dance, Last Chance U ou encore Cheer, les séries ne sont pas en reste : The Mighty Ducks: Game Changers (également sur Disney +), Dare Me (Netflix) et Ted Lasso (Apple TV+).

Les personnages

Big Shot se démarque dans ce domaine pour une raison importante: l’équipe est exclusivement féminine. En effet, cela reste malheureusement de nos jours une rareté. Surtout que le casting est particulièrement haut en couleur, avec des actrices qui ressemblent à de vraies adolescentes qui pourraient se présenter sur un vrai terrain de basket de lycée. Louise Gruzinsky (Nell Verlaque) se distingue, non seulement pour être la meilleure joueuse de l’équipe, mais aussi pour avoir immédiatement affronté l’entraîneur Korn. Ceci en partie parce qu’elle subit énormément de pression de la part de son père pour réussir.

Louise Gruzinsky (Nell Verlaque)

Il faut dire que le coach ne fait pas dans la dentelle. On est loin de notre oncle Jesse bien aimé. Korn est agressif, brutal et arrogant. Il est fondamentalement l’anti-Ted Lasso. Mais Stamos joue tellement justement qu’il arrive à susciter de la compassion. Il montre subtilement sa vulnérabilité.

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Sinon, malheureusement, les scènes de basket-ball manquent totalement de vitesse et de réalisme. Dommage pour une série de ce niveau. Et, comme il faut souvent s’attendre de la part d’une série Disney, certains moments peuvent devenir un peu cheesy.

Néanmoins, la sauce prend et on a apprécié ce premier pilote ! On vous la recommande donc.

A voir dès à présent sur Disney+, à raison d’un épisode par semaine.

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