Encore à l’affiche dans certains cinémas, le thriller psychologique « Nightmare Alley » arrive déjà sur Disney + ce 16 mars.

Très différent du film original de 1947 réalisé par Edmund Goning, Del Toro s’éloigne volontairement du style qui l’avait consacré aux Oscars avec « La Forme de l’Eau ». Il opte pour  le fantastique noir à la limite du cauchemardesque.

A lire aussi:
Le déclin de "The Bear" : Quand une série acclamée perd son éclat

L’histoire :

Alors qu’il traverse une mauvaise passe, le charismatique Stanton Carlisle débarque dans une foire itinérante et parvient à s’attirer les bonnes grâces d’une voyante, Zeena et de son mari Pete, une ancienne gloire du mentalisme. S’initiant auprès d’eux, il voit là un moyen de décrocher son ticket pour le succès et décide d’utiliser ses nouveaux talents pour arnaquer l’élite de la bonne société new-yorkaise des années 40. Avec la vertueuse et fidèle Molly à ses côtés, Stanton se met à échafauder un plan pour escroquer un homme aussi puissant que dangereux. Il va recevoir l’aide d’une mystérieuse psychiatre qui pourrait bien se révéler la plus redoutable de ses adversaires…

 

L’inspiration

Tiré du roman de William Lindsay Gresham, « Nightmare Alley » jouit d’un casting de haut vol composé de Bradley Cooper,Cate Blanchett, Rooney Mara, Willem Dafoe et  Toni Collette. Guillermo Del Toro, le réalisateur, s’inspire des films noirs du Hollywood des années 30 à 50. On y retrouve également sa fascination pour le spiritisme et les coulisses des « carnivals » ces fêtes foraines itinérantes de l’Amérique du 19ème siècle.

Un sombre jeu de Tarot

« Nigtmare Alley » est noir voir glaçant. Pas de monstres ou de créatures affreuses susceptibles de surgir à n’importe quel moment, ici la peur est insidieuse. Elle vient de l’intérieur. Cette fresque cruelle à la lisière du surnaturel nous emmène du côté obscur de l’autodestruction, des destins maudits et des conséquences qui en découlent. Ne cherchez pas le happy-end, aucune lueur d’espoir ne viendra alléger vos esprits déjà hantés par certaines scènes qui ne vous quittent plus.

Les cinéphiles apprécieront les nombreuses références aux grands classiques du genre noir. Les autres regretteront peut-être certaines longueurs. En effet, le cinéaste mexicain prend le temps qu’il faut pour installer son histoire. Dérangeant, malsain mais tellement élégant, « Nightmare Alley » n’a pas fait l’unanimité auprès de la critique. Une partie fut impressionnée par la noirceur et l’esthétisme tandis que d’autres se sont ennuyés et l’ont trouvé trop lisse.

Découvrez « Nightmare Alley » dès le 16 mars sur Disney +

Dans la même catégorie