Vous souvenez-vous de « Road House » ? Ce film sorti en 1989 dans lequel Patrick Swayze est un videur professionnel de New York qui se retrouve dans le Missouri pour travailler dans le bar le plus miteux et le plus violent de l’état? Doug Liman, le papa de « Jason Bourne« , « Mr&Ms Smith » ou encore » Edge of Tomorrow » a décidé de reprendre le film culte pour en faire son propre remake. A la place de Patrick Swayze on retrouve Jake Gyllenhal dans le rôle du videur ancien combattant d’UFC qui se retrouve dans un bar paumé des Keys en Floride. D’après le célèbre magazine « Rolling Stones », cette réinterprétation est deux fois plus loufoque et trois fois plus violente que l’original, un véritable tour de force.

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L’histoire :

Dalton, un ancien combattant de l’UFC tente d’échapper à son sombre passé et à son penchant pour la violence, dans ce film d’action bourré d’adrénaline. Dalton se débrouille à peine avec la réputation qui lui colle à la peau lorsqu’il est repéré par Frankie, propriétaire d’un relais routier dans les Keys de Floride. Elle l’engage comme nouveau videur dans l’espoir d’empêcher un gang violent, travaillant pour le patron du crime Brandt, de détruire son bar bien-aimé. Même à cinq contre un, l’équipe de Brandt ne fait pas le poids face aux compétences de Dalton. Mais les enjeux deviennent de plus en plus importants avec l’arrivée de Knox, l’impitoyable tueur à gages. Alors que les bagarres brutales et les effusions de sang s’intensifient, les Keys s’avèrent plus dangereuses que tout ce que Dalton a pu affronter dans l’octogone.

Faire du neuf avec du vieux

S’attaquer à un classique et qui en plus est représentatif de son époque, n’est pas chose aisée. Vous ne pouvez pas vous contenter d’ajouter bout à bout les passages préférés de chacun, mais vous devez tout de même garder l’essence de l’original. En résumé, vous devez faire du neuf avec du vieux et c’est un peu sur cette ligne de conduite que s’est appuyé Doug Liman. On ressent tout le plaisir que le réalisateur a eu à remettre au goût du jour des scènes de bagarre so 80’s. « Road House » est un véritable hommage à son prédécesseur. Seul les noms, les lieux et une petite part de l’histoire ont changés, pour le reste, il est un vrai plaisir coupable dont il serait dommage de se passer.

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Un second rôle plus vrai que nature

L’action dans « Road House » est plus que brutale ; elle est même vicieuse à certains moments. Pourtant, si le film est bien plus violent que la moyenne des films d’action, il est aussi plus humain. Doug Liman joue sur le réalisme et veut que vous croyiez ce que vous voyez. Jake Gyllenhaal,lui, nous offre une véritable performance. Dans « Road House« , Liman et Gyllenhaal nous montre la douleur, mais ils nous la font également ressentir. On notera également la présence de Connor Mc Gregor dans un second rôle de gros méchant qui lui sied à merveille. Le champion d’UFC (le vrai cette fois), fait ses débuts en tant qu’acteur. McGregor a un don naturel pour jouer les gros bras diabolique, volant parfois la vedette à un Gyllenhaal plus terre à terre.

Le « Road House » de Doug Liman tient toutes ses promesses. Certes, Glass Key n’est pas le Missouri, et Jake Gyllenhaal n’est pas Patrick Swayze, mais tous ceux qui verront le film se remémoreront avec plaisir ces temps  plus simple où l’on allait voir ce genre de films au cinéma.

« Road House » dès le 21 mars sur Prime Video.

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